Beaucoup s'inquiètent en voyant plus de cheveux que d'habitude sur la brosse ou l'oreiller. Pourtant, perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est tout à fait normal. En revanche, une chute brutale et abondante, des zones dégarnies ou un éclaircissement progressif méritent qu'on en cherche la cause, car le traitement change complètement d'une cause à l'autre.

Pourquoi les cheveux tombent-ils ? Les causes les plus fréquentes

1. La chute temporaire après un choc pour l'organisme

Après une forte fièvre, une opération, un accouchement, un stress intense ou un régime strict, de nombreux cheveux entrent en phase de repos en même temps, puis tombent deux à trois mois plus tard. La chute est diffuse sur toute la tête, s'arrête le plus souvent d'elle-même, et les cheveux repoussent en quelques mois.

2. La calvitie héréditaire (alopécie androgénétique)

C'est la cause la plus fréquente. Chez l'homme, elle commence par un recul des tempes ou un éclaircissement du sommet du crâne. Chez la femme, elle se manifeste par un éclaircissement diffus, surtout au niveau de la raie, avec une ligne frontale conservée. Elle évolue lentement, sur des années.

3. La pelade

Des plaques rondes sans cheveux apparaissent brutalement, sur le cuir chevelu ou dans la barbe. Son origine est immunitaire et elle n'est pas contagieuse. Elle s'améliore parfois spontanément et répond à des traitements prescrits par le dermatologue.

4. Des causes médicales révélées par une prise de sang

  • Le manque de fer, surtout chez la femme.
  • Les troubles de la thyroïde (hypothyroïdie ou hyperthyroïdie).
  • Certains médicaments : n'arrêtez jamais un traitement sans l'avis de votre médecin.

5. Des causes liées aux soins des cheveux ou du cuir chevelu

Coiffures serrées en permanence (tresses, queue de cheval), usage fréquent de la chaleur et de produits chimiques, ou teigne du cuir chevelu, une mycose qui touche surtout les enfants et provoque des plaques avec des squames.

Quels examens le médecin peut-il demander ?

Le médecin commence par des questions : depuis quand la chute a commencé, si elle est diffuse ou en plaques, si elle a été précédée d'une fièvre, d'un accouchement ou d'un stress, quels médicaments vous prenez, et s'il existe d'autres symptômes comme de la fatigue ou des troubles des règles. Il examine ensuite l'aspect de la chute. Selon le cas, il peut demander une prise de sang avec bilan du fer et de la thyroïde, et parfois un bilan hormonal chez la femme.

Quels traitements sont vraiment efficaces ?

Première règle : traiter la cause. Corriger un manque de fer ou équilibrer la thyroïde suffit souvent à arrêter la chute.

  • Calvitie héréditaire : il existe des traitements locaux, à appliquer sur le cuir chevelu, dont l'efficacité est démontrée chez l'homme et la femme, et d'autres par voie orale, sur ordonnance, pour l'homme. Le médecin choisit ce qui vous convient après avoir évalué votre situation et discuté des effets secondaires.
  • Pelade : traitements locaux ou injections réalisées par le dermatologue, selon l'étendue des plaques.
  • Chute temporaire : elle ne nécessite souvent aucun médicament, mais de la patience et une alimentation équilibrée, en corrigeant une éventuelle carence.

Les compléments alimentaires ne sont utiles qu'en cas de carence réelle. Les huiles et mélanges maison peuvent améliorer l'aspect des cheveux, mais ne traitent pas la cause de la chute.

Quand faut-il consulter ?

  • Une chute brutale et abondante, ou qui dure plus de trois mois.
  • L'apparition de plaques sans cheveux.
  • Des rougeurs, démangeaisons, douleurs ou squames sur le cuir chevelu.
  • Une chute accompagnée de fatigue, d'un changement de poids, de troubles des règles, ou d'acné ou de pilosité excessive au visage chez la femme.
  • Une chute de cheveux chez un enfant.

Consultez un dermatologue

Dans la plupart des cas, un dermatologue peut évaluer la chute en consultation vidéo, demander les analyses adaptées et prescrire un traitement. Vous pouvez prendre rendez-vous en choisissant le médecin et l'horaire qui vous conviennent.